Un an après le scrutin présidentiel d’octobre 2024, le paysage politique tunisien s’avère souffrir d’une érosion démocratique manifeste. Les facteurs sont multivariés. Toutefois, l’Instance Supérieure Indépendante des Elections (ISIE) y est pour quelque chose.
Décryptage.
Déjà un an depuis les dernières élections présidentielles. Un scrutin marqué par la montée d’un courant politique qui, bien que multi-décennal en Tunisie, n’a jamais été propulsé au premier plan : le panarabisme. Et il connaît une curieuse mutation, loin des classiques tendances baâthiste et nassérienne.
Depuis le 7 octobre 2023, les positions de Kais Saied sont les plus radicales detous les chefs d’Etats arabes. Balayant la solution à deux Etats, le présidenttunisien revendique une Palestine « du fleuve à la mer ». Le bémol ? Uneproximité exceptionnelle avec l’Italie de Meloni, fervent soutien de Netanyahu.
